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Le statut de l'erreur

01 septembre 2021

Combien d'enfants (et de grands) se dévalorisent, ressentent de la honte et de la culpabilité lorsqu'ils commettent une erreur.

"Je suis nul(le), je n'y arrive pas, je suis bête..." sont autant de jugements qu'ils s'infligent et qui ne font que saboter leur estime et leur confiance en eux. Certains vont jusqu'à se bloquer et s'empêcher d'entrer dans les activités proposées. Ce qui montre bien que voir l'erreur de manière négative n'est ni source d'épanouissement ni constructif.

Au-delà d'un "c'est pas grave", si nous apportions à l'enfant une façon plus juste , un point de vue positif sur son erreur?...

Car celle-ci fait partie intégrante de tout apprentissage. C'est en se trompant une ou (souvent) plusieurs fois, que notre cerveau parvient peu à peu à construire de nouvelles stratégies, selon le domaine concerné, et cela toute notre vie !

A nous d'amener l'enfant à prendre conscience de ces mécanismes en les lui verbalisant de manière explicite. Nous aiderons par la même occasion sa petite voix intérieure à se développer et il pourra ainsi se dire face à un problème à résoudre:

"Ah oui la dernière j'avais fait ainsi, je m'en souviens. Je m'étais trompé(e) donc je vais essayer de faire autrement".

La réadaptation peut prendre plus ou moins de temps selon la difficulté à dépasser, l'âge de l'enfant et la maturation de son cerveau, son niveau de stress ou au contraire de sérénité face à la pensée d'une éventuelle nouvelle erreur etc...

Gardons en tête que même si les mots bienveillants peuvent guider, c'est l'expérience qui fait grandir, et ce quelque soit l'âge et le domaine !

Nous, adultes, faisons aussi des erreurs car nous continuons à apprendre. Alors au lieu de les cacher ou de s'auto-critiquer quand cela arrive, nous pouvons clamer devant l'enfant:

"Ah tiens je me suis trompé(e), je vais chercher à comprendre comment je m'y suis pris(e) pour essayer de faire mieux la prochaine fois".

A travers cette démarche, en nous acceptant "imparfait" sans culpabilité, nous montrons aux enfants cette voie de progression dans la bienveillance en les motivant à la suivre, puisque nous sommes leurs modèles, y compris face à l'erreur 😉

Catherine Héry

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